Groupement Transfrontalier

Coopération transfrontalière : l’étape obligée !

Que l’on soit dans le Doubs, en Haute-Savoie dans l’Ain ou dans tout autre département frontalier avec la Confédération helvétique, une évidence s’impose. Les régions transfrontalières ont atteint un tel niveau de développement et d’interdépendance que la seule bonne volonté des uns et des autres ne saurait suffire. Une volonté fragile qui peut fléchir en fonction du résultat des élections ou des aléas de l’économie. Il y a déjà quelques années que les communes françaises ont compris que seules, elles ne peuvent plus assumer l’intégralité des charges. Que seules, elles ne peuvent intervenir sur l’ensemble du territoire qui concerne leurs citoyens. L’urbanisme ne s’arrête pas à la limite de la commune. Les syndicats de communes, les syndicats d’agglomérations se sont alors multipliés. Problème pour les régions frontalières, comment dépasser les frontières pour enfin dialoguer et développer de véritables stratégies communes ? Comment réfléchir ensemble sur les transports, l’habitat, le développement ? La solution pour le commun des mortels apparaît comme une évidence : créer des structures permettant le rapprochement entre les communes de part et d’autre de la frontière. Mais attention, ces structures doivent bénéficier d’une réalité juridique leur permettant d’intervenir tout en assurant leur pérennisation. Dans le bassin genevois, le projet d’agglomération franco-valdo-genevoise illustre parfaitement cette nécessité. Un projet extrêmement ambitieux qui concerne 204 communes dont 112 sont françaises et plus de 800 000 habitants. Un projet qui doit permettre d’assurer le développement de la région grâce aux fonds qu’il draine de France, de Suisse et de l’Union européenne. Comme pour tout projet ambitieux et novateur, ce type de projet dérange. Quelques jours avant sa signature, des velléités de remise en cause se sont manifestés côté français. Un peu comme si, certains de nos élus, prenaient peur, au dernier moment, devant la dimension du projet. Car l’agglomération franco-valdo-genevoise peut devenir un leader européen dans les prochaines années. Son potentiel semble énorme et inquiète. Nous avons la conviction au Groupement qu’il est indispensable pour assurer notre développement commun. Sans lui, nous ne pourrons créer cette dynamique indispensable à notre avenir.
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