Groupement Transfrontalier

Le CEVA s’évapore !

Le CEVA va-t-il devenir le dernier serpent de mer du canton de Genève, au même titre que la traversée de la rade ? La prochaine votation, le 29 novembre prochain, sera celle du lancement ou du coup d’arrêt définitif d’un projet qui commence à dater. Ce jour-là, si les genevois votent non au budget supplémentaire demandé par le conseil d’Etat, c’est tout l’avenir du développement de l’agglomération qui est remis en cause. Certains, bien sûr, diront que le Groupement fait du catastrophisme, que nous exagérons les conséquences et qu’il sera toujours possible de développer d’autres projets. Certes oui, mais dans quels délais ? Inutile de se cacher derrière des faux-semblants, si le projet CEVA est abandonné, il n’existe pas de plan B. Ceux qui prétendent que d’autres solutions existent, qu’il faut passer par le Salève, développer les lignes de tramway… ont raison. Tout est possible, mais ce sera au mieux dans 15 ou 20 ans ! D’ici la fin du mois de novembre, la campagne va être rude. Si la grande majorité des élus de part et d’autres de la frontière sont convaincus de la nécessité du projet, il existe comme toujours un noyau de torpilleurs qui vont s’en donner à cœur joie. Inutile de citer le mouvement populiste genevois qui ne voit dans cette votation qu’une manière de plus de se différencier des partis traditionnels, sans évidement se préoccuper des conséquences pour le développement de la cité. Inutile d’épiloguer sur les initiateurs de cette votation qui ne souhaitent que repousser plus loin un projet qui entame leur environnement personnel et la tranquillité de leur précieux quartier. Plus inquiétantes sont sans doute les tentatives de certains élus français un peu éloignés de la frontière et qui, finalement, verraient d’un assez bon œil un coup d’arrêt au développement de cette agglomération qui commence à faire un peu d’ombre au reste du département. Il reste quelques semaines pour convaincre nos voisins du bien fondé de ce projet et de son absolue nécessité. Des semaines qui permettront aussi d’apprécier quels sont les véritables défenseurs de l’agglomération transfrontalière et qui éviteront que le CEVA ne s’évapore dans les brumes du lac !
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