Groupement Transfrontalier

Le CEVA : pas de plan B !

L’enjeu de la votation du 29 novembre prochain à Genève sur le Ceva dépasse de loin la simple réalisation d’une voie de transport collectif. Un vote négatif entraînera la disparition définitive du projet. Le problème est qu’il n’y a pas de plan B. Si le CEVA ne se fait pas, l’agglomération genevoise prend 20 à 30 ans de retard sur le développement de ses axes de transports collectifs. La liaison Cornavin – Eaux-Vives - Annemase doit constituer dans les prochaines années l’épine dorsale irriguant non seulement Genève mais aussi toute l’agglomération et au-delà les régions voisines. Une vision partagée par l’ensemble des partis et des associations des deux côtés de la frontière. Il suffit de consulter le site du Ceva et de lire la liste de tous ceux qui soutiennent le projet pour admettre qu’il fait quasiment l’unanimité. A ce jour, seule l’extrême droite appelle à voter contre. Le Ceva étant perçu alors comme le moyen de faire entrer dans le canton des étrangers, travailleurs ou non. Ces mêmes partis dénoncent parallèlement les hordes de voitures qui envahissent la ville et constituent un danger permanent pour les riverains. Il est vrai qu’ils ne sont pas à une contradiction près ! Quant aux initiateurs de la votation, le constat est encore plus affligeant. Leur seule motivation réelle, en dehors de tous les discours démagogiques qui n’ont d’autres buts que de cacher la vérité, est de ne pas perturber la tranquillité de leur quartier. Tous les maires de France comme de Suisse connaissent bien ce phénomène, en achetant leur résidence, certains pensent avoir aussi acheté l’horizon qui les entoure ! Reste que cette votation est dangereuse. Elle s’inscrit dans une période difficile où la politique et les partis traditionnels sont contestés par les extrêmes. L’objet de la votation lui-même est ambigu, puisque l’on demande aux Genevois s’ils acceptent une rallonge budgétaire. Le 29 novembre prochain, c’est toute l’agglomération qui retiendra son souffle. Notre avenir commun dépend de ce vote. Imprimer l’article