Groupement Transfrontalier

2009, l’année grise

2009 ne restera pas dans les annales du Groupement comme une bonne année. Certes, nous avons eu de bonnes nouvelles mais la crise économique et la poussée des mouvements xénophobes sont venues ternir le bilan. Sur le plan politique, l’année avait pourtant plutôt bien commencé pour les frontaliers. Alors que tous les experts prédisaient un score, au mieux serré, nos voisins ont voté, à une large majorité, la poursuite de la libre circulation des personnes et des travailleurs. Hélas, dès l’été, les partis d’extrême droite genevois ont entamé une campagne anti frontaliers telle que nous n’avions pas connue depuis de nombreuses années. Une campagne efficace puisque 15 % des Genevois ont voté en leur faveur. Dans la foulée de ce vote, nous pouvions craindre le pire pour le projet de RER transfrontalier. Il n’en a rien été, les Genevois ont voté très largement pour le Ceva. Une succession de hauts et de bas qui illustre bien le désarroi de nos amis helvètes. La conjoncture économique n’a pas été non plus très favorable. Même si ça n’a pas été la catastrophe, de nombreux frontaliers -surtout parmi les intérimaires- ont perdu leur job. Il semble toutefois que les signes de reprise économique soient bons : espérons-le. Face à cette conjoncture difficile, le Groupement a agi avec force. Nous ne comptons plus les articles, communiqués, interventions auprès des médias et des autorités tout au long de l’année. Nos services ont également été largement sollicités : services accueil, juridique, social et fiscal ont reçu plus de 4.000 personnes dans nos permanences. Et bien sûr, le service emploi a été largement utilisé, 737 CV déposés, 494 offres publiées, sans compter les news de l’emploi et les conférences. Enfin, nous avons édité une nouvelle version du guide du transfrontalier ainsi que des brochures d’information. Pour 2010, nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous les 4, 5 et 6 mars à Annemasse pour le salon des transfrontaliers et le samedi 10 avril, toujours à Annemasse, pour notre congrès.

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