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Le mot du président

Pour répondre à la crise : action et solidarité !

(édito paru dans le Frontalier magazine de Décembre 2011)



Cette fois, la crise est bien là, y compris pour la Suisse qui a parfois ressemblé, pour certains, à un eldorado au milieu d’une Europe tourmentée. La tempête actuelle risque de la submerger à son tour.
Le franc fort prend l’aspect d’un instrument de déstabilisation de l’économie. Il n’y a pas si longtemps, on nous tenait le discours inverse ! Oublierait-on que la Suisse importe toutes ses matières premières et que dans ce sens, le franc fort est un véritable dopant pour son économie ? Aujourd’hui, il devient parfois un alibi pour justifier les vagues de licenciements qui se succèdent. Alibi scandaleux lorsqu’il s’agit d’entreprises dont les comptes sont bénéficiaires comme Novartis. Dans ce contexte, l’Union patronale suisse en remet une couche en justifiant le salaire en euros, foulant au pied l’accord de libre circulation avec l’Union européenne… Jusqu’où va-t-on aller ?

Le 2ème pilier fait aussi parler de lui avec une nouvelle proposition de baisse du taux de conversion, malgré le refus du peuple suisse en 2010. Et les propositions fédérales vont jusqu’à envisager un taux d’intérêt à 1,5 % ! Dans le même temps, du côté français, nous sommes toujours dans le flou concernant l’imposition du capital 2ème pilier et l’application réglementaire du nouveau texte, obtenu après un combat de longue haleine.

Quant au projet d’agglomération franco-valdo-genevois, il devient l’objet d’un champ clos, d’un interminable « marchandage de tapis ». Chacun des partenaires, Etat, Région, Canton, Département, Collectivités publiques, tente de s’approprier une partie du produit de notre imposition à la source à Genève. Oubliant bien souvent qu’en tant que contributeurs de cette manne, nous avons peut-être une opinion à émettre !

Pendant ce temps, les projets restent figés, les décisions ne sont pas prises et nous vivons des difficultés de circulation toujours plus intenses. Un espoir toutefois : la pose de la première pierre du chantier CEVA marque l’histoire de notre région. L’engagement du président, Jean-Jacques Queyranne, d’un financement assuré côté français, rétablit un sentiment de confiance en l’avenir des transports ferroviaires.

Notre tentative de faire voter un amendement pour la poursuite de notre libre choix d’assurance maladie, dans le cadre de la loi de finances, a subi un échec. Vous connaissez notre détermination ; nous n’avons perdu qu’une bataille et notre combat ne fera que s’intensifier.
Alors que se profile la campagne pour les législatives, nous serons là pour engager le débat et sensibiliser les candidats !

Chaque jour, de nouveaux combats nous attendent ; Il nous faut garder le cap et défendre nos valeurs. Cependant, la réussite dépend de notre mobilisation à tous. Votre fidélité et les milliers de nouveaux adhérents qui nous ont rejoints cette année sont, pour l’équipe de bénévoles qui conduit votre association, un véritable encouragement à l’action, merci.

Je n’oublie pas nos 28 salariés que je veux remercier ici en votre nom pour l’accompagnement et l’appui qu’ils apportent quotidiennement aux 33 500 adhérents que nous sommes.

Je vous remercie de votre confiance, je vous souhaite à toutes et à tous de joyeuses fêtes de fin d’année et surtout un optimisme à toutes épreuves pour affronter l’année 2012.




Michel Charrat


 
 
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