L'emploi en Suisse

Le travail frontalier entre Bâle et l'Alsace

20/07/2011
Depuis quelques années, la région transfrontalière alsacienne vit une importante transformation sociologique.
 En onze ans, le flux des frontaliers français dans le canton de Bâle Ville est resté stable (17 144 en janvier 2000 et 17 318 en janvier 2011), tandis que le nombre des travailleurs frontaliers provenant d’Allemagne voisine ne cesse d’augmenter (dans la même période, ceux-ci sont passés de 20 302 à 33 544 personnes).
Ce qui pousse Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, à affirmer que « depuis l’an 2000, l’Alsace a perdu près de 5 000 emplois frontaliers à Bâle ».
Si d’un côté, on peut comprendre ce chiffre par le retour en patrie d’une partie des citoyens allemands résidant en France pendant les années 1990.
Cependant, il ne s’agit que d’une explication partielle.La nouvelle génération d’Alsaciens parlent de moins en moins la langue allemande, tandis que les secteurs suisses en croissance (finance, ingénierie, recherche) sont demandeurs de personnel qualifié et maitrisant la langue locale. Se soucier de sa formation pour répondre aux exigences du marché semble alors la solution pour tout candidat alsacien souhaitant travailler en Suisse alémanique.