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Le Grand Genève vu par un adhérent

© Richard Villalon - Fotolia.com
26/09/2012

Un adhérent a souhaité partager avec nous son analyse du débat organisé par la Tribune de Genève la semaine dernière. Le thème ne manquait pas d'intérêt : « Le Grand Genève, logement, emploi, transports».
En nous proposant un résumé de la soirée, M. Radigon (voici le nom de notre adhérent) nous suggère également des éléments de réflexion. Si toute cela ne vous laisse pas indiffèrent et vous inspire des commentaires, n’hésitez surtout pas à les échanger avec nous et les autres frontaliers sur notre page Facebook.

Un grand merci à M. Radigon, et bonne lecture à vous tous !


Pour ceux qui n’étaient pas là à Gaillard.

La réunion organisée par la Tribune de Genève avec pour thématique « Le Grand Genève, logement, emploi, transports» devait être un évènement important. Tout et tous étaient là, l’accueil au public, la presse évidemment, des élus dont certains étaient les acteurs principaux du projet d’agglo Franco Valdo Genevois.
Le débat s’est ouvert avec M. Stauffer, membre co-fondateur du MCG qui nous explique dans un discours abscons qu’il y a des bons et des mauvais frontaliers, qu’il est pour un Grand Genève et contre le CEVA, que dans les restaurants Genevois il y a du vin Suisse et Français et pas dans les restaurants de notre région bref , il m’était difficile d’évaluer son niveau de crédibilité lorsqu’il crée des affiches sans équivoque représentant un balai avec le slogan : dehors les frontaliers. Monsieur Gaud, Président de l’ARC (Association Régionale de Coopération des collectivités du Genevois) nous explique que 17'000 emplois ont été créé côté français…en 10ans et que « c’est pas si mal »… Quant à M. Dupessey, maire d’Annemasse, a souligné les pistes de bi-localisation des entreprises et d’échanges de terrains.
C’est le député-maire M. Etienne Blanc qui, sans tourné autour du pot en relève le problème fondamental pour attirer les entreprises en France et générer des emplois : la fiscalité. Il a expliqué l’exemple de création à Mulhouse d’une zone franche par un partenariat Franco-Suisse. Son idée est de créer quelque chose de semblable vers l’aéroport, dans le secteur du Pays de Gex. Le concept est intéressant mais combien de temps faudra-t-il pour aboutir à un résultat ?
Pour M. Hiler, qui était l’orateur de la soirée, il a rappelé que cette proposition avait déjà été formulée il y a 3 ans et que tout reste à faire mais du côté Français, et qu’il ne va rien décider aujourd’hui.
Même si ce n’était pas le mot de la fin à cette soirée, M. Rossellat, syndic de Nyon était le plus pragmatique en expliquant qu’il avait dû renoncer à l’implantation de sociétés multinationales sur son territoire parce qu’il n’avait plus de terrain pour cela et que le Grand Genève était comme un adolescent, pas encore mature qui voit grandir son corps et qu’il ne savait pas trop quoi en faire. Le parallèle me semble bien juste au vu de la teneur des propos de cette soirée où il y a eu plus de constats que nous vivons tous les jours que de solutions à concevoir aux problèmes.
J’avais le sentiment en sortant de cette salle que le Grand Genève s’agrandit tandis que les fossés du logement, de l’emploi, de transports se creusent inexorablement.
Ne sommes-nous pas simplement en train de créer un fossé culturel entre nos territoires Franco Valdo Genevois? Pour faire de grandes choses et avancer, il faut bien se connaître pour développer plus de confiance envers les autres. Pourquoi ne pas imaginer un ou des évènements culturels et festifs transfrontaliers, qui identifieraient le Grand Genève ?
C’était ma question que j’aurais adressé en priorité à M. Rossellat mais je n’ai pas pu la poser.

Fabrice Radigon
Pays de Gex