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Fermeture douanes : trop, c’est trop !

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22/09/2016

Ultime provocation préélectorale du conseiller d’Etat Luc Barthassat qui propose unilatéralement de fermer quatre  douanes au trafic frontalier ! Autant le dire tout de suite, les pendulaires n’en peuvent plus. La multiplication des travaux un peu partout, la limitation de l’accès dans certaines douanes ... tout cela entraîne des bouchons de plus en plus nombreux qui deviennent insupportables.
Tous ceux qui doivent passer la frontière, qu’ils soient frontaliers ou résidents, vivent un enfer ! A l’évidence, seule une concertation menée par les autorités des deux côtés de la frontière pourrait atténuer quelque peu les effets négatifs de ces engorgements. Mais pour cela, il faudrait une véritable volonté politique. Volonté  que manifestement Monsieur Barthassat n’a pas. Depuis des années, et même s’il s’en défend, la politique à Genève est dictée par les partis populistes. On se demande vraiment qu’elle peut être sa vision du Grand Genève. Peut-être faut-il envisager la création d’un mur avec quelques portes d’accès !

Les déclarations tonitruantes et les effets d’annonces politiques sont toujours faits pour masquer une inertie et une impuissance à régler les problèmes. Cela fait des années que les petites communes Genevoises (qui s’agrandissent) en frontière tirent la sonnette d'alarme sur ce problème de circulation et  aucune mesure sensée ni concertation n'ont été réalisées. La frustration des habitants qui voient passer des milliers de voitures quotidiennement devant chez eux  se retrouvent de part et d’autre de la frontière.

Ce type d’annonce ne fait qu’attiser les tensions dans notre région. Il suffit de lire les réactions sur les réseaux sociaux. Côté français, certains proposent de fermer les petites douanes les week-ends prétextant que les Français  n'ont pas à subir de nuisances supplémentaires à cause des Genevois qui passent la frontière pour leurs courses ou leurs loisirs !

Mais où va-t-on ? La problématique des transports est sans aucun doute le point le plus sensible de notre région transfrontalière, avant même celle de l’emploi. La traiter d’une façon aussi cavalière, c’est faire preuve d’une vision politique à courte vue, d’une manque total de respect pour ses collègues français et d’un mépris pour tous les transfrontaliers, français et suisses qui, chaque jour passent des heures dans les transports pour que l’économie genevoise continue à prospérer.

Le Groupement transfrontalier européen va entreprendre des actions pour lutter contre cette proposition.

Michel Charrat, Président du Groupement transfrontalier européen
Fabrice Radigon, vice-Président, responsable de la commission transports