Groupement Transfrontalier

En Suisse, on n'a pas de pétrole mais ...

Dans la baie de Genève, le pétrole coule à flot. Rassurons immédiatement les écologistes de part et d’autre de la frontière, il n’est pas question d’installer une plate forme off shore sur le lac Léman ou de Neuchâtel. D’ailleurs, en fait de pétrole ce sont plutôt les pétrodollars qui se multiplient. Car la Suisse, et plus particulièrement Genève, est devenue la capitale mondiale du commerce de l’or noir. Plus de la moitié du pétrole échangé dans le monde passe par la cité de Calvin. Une cité qui attire de plus en plus au détriment de Londres qui n’a plus sa place de leader ces dernières années. Il faut dire que l’Angleterre a perdu un peu de son aura auprès des pays du Moyen Orient depuis la guerre en Irak et que les sociétés russes apprécient la discrétion helvétique ! Aujourd’hui, se sont plus de 400 sociétés spécialisées qui se sont installées. Un bonheur pour l’économie locale, car ces entreprises génèrent de nombreuses activités complémentaires : banques, assurances, sociétés d’inspection …. L’ensemble de ces activités représentant tout de même 5 000 emplois. Et des emplois parfois très très bien rémunérés ! Un trader, celui qui achète et vend le pétrole, perçoit en moyenne une rémunération annuelle de 250 000 dollars par an, plus 20 % sur les bénéfices. Autant dire que depuis deux ans, c’est le jackpot ! Dernière précision, ce n’est pas parce qu’il est commercialisé en Suisse que le pétrole y est moins cher ! Imprimer l'article