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Retraite : les clés de votre caisse

Ils gèrent votre avenir. De leur professionnalisme, de leur compétence, dépendra une grande partie de votre retraite future, et vous ne les connaissez pas. Ils, ce sont les gestionnaires de votre caisse de prévoyance. Et d’ailleurs, connaissez-vous le fonctionnement de votre caisse ? Il existe 2400 caisses de prévoyance en Suisse. Si vous travaillez dans une petite ou moyenne entreprise, vous cotisez dans une fondation de prévoyance, soit commune, c'est-à-dire une seule caisse pour plusieurs entreprises, soit collective, c'est-à-dire plusieurs institutions qui se sont réunies sans fusionner. Si vous travaillez dans une grande entreprise, votre caisse peut être soit semi autonome, c'est-à-dire qu’elle gère les placements mais réassure les risques invalidité décès auprès d’une compagnie d’assurance, soit autonome, c'est-à-dire qu’elle gère et assume elle-même les risques. En fonction des caisses, l’information peut être plus ou moins exhaustive. En règle générale, plus la caisse est importante, plus il y aura d’informations. La gestion des caisses doit toujours être paritaire. Les salariés ont donc des représentants vers lesquels ils peuvent aller pour obtenir des informations autres que celles contenues dans le certificat annuel d’assuré que vous devez recevoir chaque année. Parmi ces informations essentielles à connaître, la répartition des cotisations qui peut varier suivant les entreprises. En moyenne, 58% des cotisations sont à la charge de l’employeur, 42% pour l’employé. Au-delà de 60%, votre patron est vraiment généreux ! Il le sera d’autant plus qu’il peut tout à fait aller au-delà du salaire dit coordonné, salaire minimum couvert plafonné à 54 825 francs, ce qui correspond à un salaire brut de 77 400 francs. Reste enfin à vérifier le taux de cotisation. En Suisse, la moyenne est de 14,5% pour les caisses privées et 17,1% pour les caisses publiques. En principe, plus le taux de cotisation est élevé, plus la caisse est généreuse et meilleure sera la couverture. La loi impose à l’employeur de verser au moins l’équivalent des cotisations de l’assuré, un taux élevé signifie donc forcément une forte contribution patronale. Reste ensuite à définir si votre caisse est performante, si elle gère bien votre argent et en final, si les prestations qu’elle vous versera seront à la hauteur de vos attentes. L’an dernier, les caisses privées ont versé des prestations équivalentes à 48 % du salaire final, les caisses publiques 44%. Mais l’avenir semble incertain. En conclusion, et alors que beaucoup de frontaliers se posent des questions quant à l’avenir de leur 2ème pilier, vous devez vous informer sur votre protection. Et la meilleure façon d’être bien informé, c’est encore de participer. La gestion des caisses est paritaire et la plupart du temps, les candidats ne se bousculent pas ! Imprimer l'article