Groupement Transfrontalier

2007 : la belle année !

Pour une fois, ils sont tous d’accord. Les experts économiques nous prédisent, après une année 2006 excellente une année 2007 exceptionnelle. La Suisse devrait développer ses exportations, freiner ses importations avec en final la perspective du plein emploi. Début 2006, le taux de chômage était de 3,6%, il était de 3,3% à la fin de l’année et certains spécialistes n’hésitent pas à prédire un taux à 2,5% pour fin 2007. Mais pourquoi une telle euphorie alors que la situation de la France apparaît pour le moins contrastée ? Première explication, la vigueur économique retrouvée du grand voisin allemand. Et oui, les Suisses allemands ont un dicton : quand l’Allemagne va, tout va. Or, après 10 ans de purgatoire, une cure d’austérité et des réformes parfois douloureuses, le grand voisin sort la tête de l’eau et distance la France. Une évolution qui réjouit les entreprises helvètes, 60% des exportations se sont faites en direction de l’Allemagne. Des exportations qui ont augmenté de 11% en 2006. Quant au fléchissement de l’économie française, il n’inquiète guère, l’hexagone ne représente que 20% des exportations. Horlogers, industriels, groupes pharmaceutiques et chimiques devraient donc porter la croissance en 2007. Mais la Confédération ne doit pas tout au seul voisin allemand. Son boom économique trouve aussi une partie de son explication dans la faiblesse du franc suisse qui booste les exportations. L’an dernier, le franc a perdu 4% de sa valeur face à l’euro et 10% face au dollar. Une évolution doublement bénéfique. Elle favorise évidemment les exportations mais accroît également la compétitivité des entreprises sur le marché intérieur en concurrence avec des entreprises étrangères. De bonnes nouvelles pour les travailleurs frontaliers. Certes le taux de change défavorable implique une baisse du revenu, mais le dynamisme des entreprises implique lui une garantie de l’emploi. Et de possibles évolutions salariales qui peuvent venir compenser, en partie, la perte dû au taux de change. Quant aux effectifs frontaliers, ils devraient, selon toute logique, continuer à évoluer positivement. Imprimer l'article