Groupement Transfrontalier

Du vin bien à l’abri !

Tous aux abris ! Si en France, ce cri n’aurait aucun écho, il n’en est pas de même chez nos voisins. Car si la Suisse est connue comme le pays des banques, de l’horlogerie et du chocolat, c’est aussi celui des abris antiatomiques. Pour comprendre, il faut faire un peu d’histoire. La Suisse a depuis fort longtemps proclamé sa neutralité. Une doctrine qui lui a permis d’échapper aux deux dernières guerres mondiales. Mais neutralité ne veut pas dire démilitarisation. Le pays dispose d’une force militaire suffisamment puissante pour dissuader un éventuel agresseur d’attaquer le pays. Mais s’il est possible d’arrêter une colonne de chars à la frontière, c’est plus difficile pour un nuage atomique ! Hiroshima a eu des conséquences aussi en Helvétie, puisque dès les années 50, la Suisse a décidé de s’équiper pour lutter contre ce risque. S’équiper cela veut dire concrètement être capable d’héberger toute la population dans des abris antiatomiques et de pouvoir demeurer dans ces abris le temps suffisant pour que la radioactivité ne soit plus un danger. Et des abris, il y en a partout. Jusqu’à récemment, toute construction devait prévoir l’aménagement d’un abri. Toute construction, cela veut dire aussi les hôpitaux, maisons de retraite…. Bref en cas de besoin, nos voisins peuvent s’enterrer et attendre. Fort heureusement, la donne internationale a changé. La guerre froide terminée, la nécessité de se protéger contre une attaque a semblé moins évidente. L’obligation de disposer en permanence d’un stock de vivres chez soi a été relevée. Mais les abris sont toujours là et Genève peut abriter plus de 80% de sa population. En attendant, une chose est sûre, nos voisins disposent de caves exceptionnelles pour conserver le vin. Du vin français de préférence !
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