Groupement Transfrontalier

Hop, Hop allez l’euro !

Soyons clairs, soit vous êtes amateur de foot et vous allez vivre un mois de juin exceptionnel, soit vous n’aimez pas le foot et vous allez vivre un mois de juin cauchemardesque ! Car où que vous soyez en terre helvète, vous ne pourrez échapper à la folie du moment : l’Eurofoot. Il est d’ailleurs assez amusant de constater à quel point nos voisins se sentent européens, ils ne parlent plus que de l’euro ! Au cas, fort improbable, où vous ne le sauriez pas, la Suisse organise, conjointement avec l’Autriche, le prochain championnat d’Europe de football : l’Eurofoot 2008. Et ce n’est pas une mince affaire. L’eurofoot est le troisième évènement le plus médiatisé au monde, après les jeux olympiques et le mondial de football. Les fans pourront se rendre à Bâle, Berne, Genève et Zurich pour acclamer leurs équipes. Et pour peu que la Nati (l’équipe nationale suisse) passe le premier tour, vous ne pourrez échapper aux discussions, commentaires et analyses de tous, y compris de vos collègues, et attention aux grincements de dents. Vous imaginez une finale France –Suisse ! L’atmosphère deviendrait alors électrique ! La Suisse organise 15 matches dont le match d’ouverture à Bâle le 7 juin prochain qui opposera la Suisse à la République Tchèque à 18 heures. Le même jour à 20 heures à Genève, les Portugais rencontreront les Turcs. Quand on connaît l’importance de ces deux communautés dans la région, l’ambiance promet d’être particulièrement brûlante ! Mais que ceux qui apprécient moyennement le sport le plus populaire au monde se rassurent, il n’y aura pas que des matches. Les organisateurs ont voulu faire de cette manifestation une grande fête populaire. A Genève, par exemple, il y aura seulement trois matches organisés contre 72 concerts et 800 artistes qui viendront chauffer l’ambiance. A Bâle et Berne même engouement. Quant à ceux qui n’apprécient ni le football, ni les fêtes populaires alors là, les choses vont se compliquer. Pour échapper aux articles de presse, aux pubs, aux bouchons générés par les matches et aux commentaires et interrogations des collègues, une seule solution : prendre la fuite !

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