Groupement Transfrontalier

Des riches moins riches ?

Le magazine Bilan a publié son traditionnel classement des 300 plus grosses fortunes de Suisse. Et l’enquête du magazine nous le confirme, même en Suisse, même fortunés, les riches sont concernés par la crise. Bien évidemment, les pertes globales sont difficilement imaginables pour le commun des mortels. Le journal les estime à plus de 70 milliards de francs tout de même. Mais il faut rassurer tout de suite le lecteur inquiet, il leur reste malgré tout de quoi survivre ! Le magazine publie ce classement depuis dix ans et lors de la première édition, la fortune estimée des dix personnes les plus riches s’élevait à 66 milliards de francs. Dix ans plus tard, elle est passée à 368 milliards, soit six fois plus. Une évolution qui permet de relativiser les 70 milliards de perte de 2008. Quant à l’homme le plus riche en Helvétie, il n’est pas Suisse mais Suédois. Comme l’an passé il s’agit de Ingvar Kamprad, le fondateur de Ikea. Et contrairement à la plupart des autres milliardaires, sa fortune n’a pas baissé en 2008. Son secret ? Il n’est jamais entré en bourse et fuit comme la peste tout investissement dans des fonds de pensions ou sur le marché des actions. Une stratégie qui, au moins en 2008, s’est avérée gagnante. Quant aux Français, ils sont toujours aussi nombreux à apprécier le climat suisse et la douceur de son fisc ! La colonie française compte de grands noms de l’industrie comme Eric Peugeot, Jean Taittinger (champagne), Benjamin de Rotschild (finance), Philippe Hersant (presse)… La Confédération est aussi un havre de paix pour les champions cocardiers particulièrement les pilotes et les joueurs de tennis. La liste est longue : Alain Prost, Jean Alesi , Sébastien Loeb, Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Guy Forget, Amélie Mauresmo font partie du lot. Et même les skieurs sont de la partie, on savait pour Jean-Claude Killy, on le découvre pour Antoine Denériaz. Et la liste promet de continuer à s’allonger, puisque, chaque jour, un français quitte son pays natal pour raison fiscale. De quoi donner du grain à moudre aux pourfendeurs des paradis fiscaux !

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