Groupement Transfrontalier

Les femmes au pouvoir

La situation ne s’est jamais produite en Suisse. Cette année, les trois plus hautes fonctions politiques du pays sont occupées par des femmes. En décembre dernier, Doris Leuthard a été élue Présidente de la Confédération, puis Pascale Bruderer Présidente du Conseil national et enfin Erika Forster Présidente du Conseil des Etats. C’est exactement comme si vous remplaciez Nicolas Sarkozy, Bernard Accoyer et Gérard Larcher par trois femmes ! Bien entendu, cette arrivée simultanée de trois femmes aux plus hautes fonctions est due au système politique helvète et au tournus pratiqué chaque année. Mais quand même, il illustre une part de plus en plus importante des femmes dans la politique, même s’il faut relativiser. Les femmes continuent d’être sous représentées, principalement d’ailleurs du côté des partis de droite et leur part varie fortement d’un canton à l’autre. Elle peut aller de 11 % dans le canton du Tessin, le plus misogyne, à 30% dans cinq cantons alémaniques. Quant au Conseil national, l’équivalent de notre Assemblée nationale, leur part atteint presque 30%, alors qu’en France elle n’est que de 18 %, bien loin de la Suède où les députées représentent 47 % de l’assemblée. Mais selon le bureau pour l’égalité, il faut poursuivre les efforts. Le principal obstacle pour les femmes pour se lancer en politique réside dans la difficulté à concilier vies familiale, professionnelle et politique. Et sur ce point, de l’avis du bureau, il y a encore beaucoup de travail pour éduquer les hommes au partage des tâches ! Ce qui est vrai en Suisse, comme en France !

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