Groupement Transfrontalier

Le franc suisse donne le sourire aux commerçants français

Depuis une année, l’euro ne cesse de battre des records face au franc suisse. Son taux n’a jamais été aussi bas. Une bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers qui voient leur salaire monter, mais aussi pour les Suisses habitant à proximité de la frontière. Car depuis le début de l’été, le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, nos voisins reviennent faire leurs courses en France voisine. Reviennent car nos lecteurs qui ont de la mémoire se souviennent sans doute de l’époque où les autorités helvètes lançaient des appels au civisme de leurs congénères en leur demandant d’acheter en Suisse. Eh bien, il semble que le civisme suisse connaisse quelques limites ! Il faut reconnaître qu’il est difficile de continuer à faire ses emplettes côté Helvétie alors qu’à quelques kilomètres de chez lui, le résident peut réaliser de substantielles économies. Résultat, les commerçants français ont le sourire, la clientèle suisse qui les avait délaissés revient en masse. Et, cerise sur le gâteau, ces achats ne se limitent pas au caddy de supermarché. Un autre phénomène reprend de l’ampleur, l’attractivité immobilière française. En clair, avec des taux bancaires extrêmement bas et un franc suisse fort, nos voisins ont tout intérêt à investir en France. Les agences immobilières ont, elles aussi, retrouvé le sourire. Un sourire qui risque bien d’être de plus en plus crispé chez nos hommes politiques suisses et français qui voudraient bien limiter le développement de l’urbanisme en région frontalière. Le développement des agglomérations transfrontalières va plus vite que prévu, et une fois de plus, ce n’est pas le politique qui est aux commandes mais bien l’économique !

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