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En Suisse : l’automobile made in France se vend bien

L’année 2010 aura été une bonne année pour les vendeurs de voitures en France. Grâce à la prime à la casse, le secteur de la vente de voitures neuves a connu une hausse des ventes et les marques nationales ont pu s’en sortir confortablement. Nos voisins, eux, ne fabriquent pas de voitures. Il n’existe pas de marque suisse et aucun constructeur ne s’est installé en Suisse pour construire des voitures. Ils n’ont donc pas le souci des dirigeants français de soutenir un secteur important, particulièrement en matière d’emploi. La prime à la casse n’existe donc pas. Et pourtant, même sans ce coup de pouce du Gouvernement, 2010 restera une très bonne année pour les importateurs helvètes puisque le nombre de véhicules vendus est passé de 266 000 en 2009 à 290 000, soit une augmentation de plus de 9%. Un bon résultat dû principalement à la confiance retrouvée des Suisses dans l’avenir. La crise n’est plus qu’un lointain souvenir chez nos voisins. Seule inquiétude pour les importateurs du secteur, le franc qui pourrait pousser un certain nombre de ressortissants du pays à faire leurs achats de l’autre côté de la frontière. hé oui, un véhicule acheté en France ou ailleurs en Europe avec quelques options en moins coûte de 20 à 30% moins cher. Tous les concessionnaires annoncent donc des systèmes de primes de fidélité pour maintenir leur clientèle. Dans un marché aussi porteur, les marques françaises s’en sortent plutôt pas mal. Même si la première marque vendue en Suisse reste Volkswagen qui tient la tête depuis 10 ans. En seconde position arrive Renault qui en 2010 était à la troisième place et à la 7ème en 1990. Peugeot tient la 7ème place du classement et Citroën la 10ème. Pas de surprise par contre, les marques qui ont le plus progressé ces 20 dernières années chez nos voisins sont les marques allemandes Audi et BMW. Mais le plus étonnant, on le trouve dans la chute des japonaises. Par rapport au classement de 1990 du top 10 des voitures vendues en Suisse, 3 marques japonaises ont disparu, il ne reste plus que Toyota qui se situe en 9ème position. Ceux qui, à cette époque, prédisaient la disparition du secteur automobile européen peuvent manger leur chapeau !

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