Groupement Transfrontalier

Petites centrales hydrauliques

Quelle énergie pour remplacer le nucléaire ? La question anime tous les pays actuellement, et il en est de même chez nos voisins qui, depuis bien longtemps, ont émis des réserves sur cette énergie. Le Gouvernement ayant annoncé tout récemment la suspension de tous les projets de nouvelles centrales nucléaires, les Suisses vont donc devoir se tourner encore plus vers de nouvelles énergies. Mais vers la ou lesquelles ? Le pays ne dispose pas d’un ensoleillement exceptionnel ou de vents continus mais, d’une énergie relativement bon marché et écologique : l’hydraulique. Le problème est que le parc actuel est déjà bien complet et qu’il n’existe pas beaucoup de possibilité de construire de nouveaux grands ouvrages. Par contre, nos voisins redécouvrent, depuis quelques années, le charme et surtout l’efficacité des petites centrales hydrauliques ! En 1914, un recensement avait dénombré 9 000 centrales. La plupart liées à de petites industries de type scierie. Le développement du réseau électrique et la baisse du prix de l’électricité ont failli sonner leur arrêt de mort. En 1985, il n’en restait plus que 700. Mais depuis, les mentalités ont évolué et l’intérêt des centrales apparaît de plus en plus évident. Peu coûteuses à l’installation, avec peu d’impact sur l’environnement, elles peuvent produire une énergie en continu, sauf si les cours d’eau s’assèchent, mais en Suisse il y a peu de risques ! Bref, on ne leur trouve quasiment que des qualités ; seuls les pêcheurs sont un peu inquiets mais l’Etat a prévu systématiquement une étude d’impact sur le cours d’eau en cas de nouvelle construction. Un gouvernement qui a choisi de mettre de l’argent dans ces centrales en débloquant 125 millions de francs pour l’année. Résultat : rien que l’an passé, 700 dossiers ont été déposés. En 2009, 54.2 % de l’électricité produite en Suisse venait de l’hydraulique, cette part pourrait bien augmenter sensiblement dans les prochaines années grâce aux petites centrales, sans aucun doute au détriment du nucléaire et il y a de moins en moins de personnes pour le regretter !
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