Groupement Transfrontalier

LE PEN / BLOCHER même combat ?

Depuis plusieurs semaines, le parti d’extrême droite suisse : l’UDC fait beaucoup parler de lui. Il faut dire que nos voisins sont en pleine campagne électorale. Une campagne violente et haineuse orchestrée par un parti qui sait particulièrement bien utiliser toutes les ficelles de la communication. Il est d’ailleurs intéressant de constater le parallèle que l’on peut faire entre le leader de l’UDC Christophe Blocher et celui du Front national en France, Jean-Marie Le Pen. Parti de rien, Christophe Blocher a constitué une fortune dans les affaires et n’hésite pas à se faire photographier devant son château. Comme son homologue français, c’est aussi un Ovni politique. Dans un pays où les élus pratiquent le consensus, la concertation, lui, incarne la confrontation. Il n’hésite pas à fustiger ses collègues et tente d’imposer ses vues avec une brutalité qui déstabilise la classe politique suisse. A l’époque, un seul homme politique français avait accepté de se confronter directement au leader de l’extrême droite française. Et tout comme le Front national, le parti s’appuie sur un programme, on ne peut plus simple -pour ne pas dire simpliste- et qui tient en trois points : non à l’adhésion à l’Union européenne, expulsion des étrangers criminels et baisse des impôts pour tous ! Enfin, le parti maîtrise parfaitement sa communication, par des campagnes caricaturales, stigmatisant systématiquement dans l’ordre, les étrangers, les huissiers de l’Union européennes et les politiciens véreux. La dernière affiche où l’on voit des moutons blancs paissant sur le territoire suisse et un mouton noir bouté hors de Suisse fait scandale. Mais le parallèle entre les deux organisations ne sera pas complet sans la thèse du complot. Et oui, comme Jean-Marie Le Pen vociférant contre la classe politique française qui se liguait contre lui pour qu’il n’obtienne pas les 500 signatures d’élus nécessaires pour se présenter à la présidentielle, Christophe Blocher dénonce un complot visant à l’exclure du gouvernement. A croire que l’extrême droite suisse a pris des cours en France ! Imprimer l'article