Groupement Transfrontalier

Frontaliers piégés par leurs assurances !

A la réception de la lettre reçue de sa compagnie d’assurance helvète Helsana, notre adhérent a cru à une erreur. La compagnie lui annonçait un doublement, au franc prêt de sa cotisation LAMal. Une charge inacceptable pour ce frontalier dont le coût de la couverture représenterait alors pour lui, sa femme et ses deux enfants, près du tiers de ses revenus ! Et le pire reste à venir, la caisse ayant reçu l’autorisation de l’Office fédéral de la santé publique, cette augmentation est tout à fait légale. Alors certes, Helsana explique que, bien que cette hausse soit vertigineuse, elle correspond à la situation réelle à laquelle elle doit faire face. La sinistralité, c’est comme cela que parlent les assureurs, des personnes assurés chez eux et habitant en France étant le double des autres collèges. Pas besoin d’être un grand devin pour comprendre que le nombre de travailleurs frontaliers assurés dans cette caisse ne doit pas être important et qu’il suffit d’un cas lourd pour déséquilibrer complètement le portefeuille. Une pratique pour le moins cavalière de la compagnie qui se moque totalement de ses assurés, peut être justement parce qu’ils sont frontaliers. Mais là où le problème devient gravissime c’est que ces personnes en faisant le choix de rester assurées en Suisse ont exercé leur droit d’option et ne pourront pas revenir en arrière. En effet, la loi stipule bien que le choix devient définitif et qu’il ne sera pas possible de changer de système d’assurance. Seule possibilité pour notre adhérent : trouver une autre compagnie suisse avec des tarifs plus raisonnables. En espérant que les tarifs sauront rester corrects pour les prochaines années ! Faut-il rappeler que les frontaliers qui avaient fait le choix de s’assurer en France en régime obligatoire, la CMU, ont subi eux aussi une forte augmentation du fait de la suppression de l’abattement de 20 % sur la déclaration de revenus. Reste donc l’assurance privée, mais comme l’adhésion dans les régimes obligatoires ne peut être remise en question, ils se trouvent piégés ! une pratique que, bien entendu, le Groupement désapprouve totalement et contre laquelle, il compte bien se battre. Mais ce ne sera pas facile et heureusement que nous avons pu obtenir, au moins jusqu’en 2014, la possibilité de pouvoir continuer à être assuré en régime privé !
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