L'or bleu coule en Suisse - La chronique du GTE

Jeudi 08 Juin 2017

L'or bleu coule en Suisse - La chronique du GTE

 

08/06/2017

Avec l’avènement des sports d’hiver, les villages de montagne du canton du Valais ont bénéficié de l’or blanc, qui a rapporté beaucoup d’argent. L’adage qui veut que l’argent profite aux riches pourrait bien se révéler exact dans ce cas. Non seulement, ces villages profitent de l’or blanc, mais vont aussi toucher le jackpot avec l’or bleu !

Pour comprendre, il faut remonter au début du siècle dernier. A cette époque, la fée électricité commence à poindre son nez. Pour la satisfaire, on commence à construire ce que l’on sait le mieux faire : des centrales hydrauliques. Problème, pour faire tourner les turbines des centrales de ce type, il faut de l’eau et du dénivelé.

Vient alors le temps des barrages ! Et le canton du Valais est particulièrement bien pourvu en la matière. Pas moins d’une cinquantaine de barrages sur son territoire. Construire ces ouvrages exige de l’argent, beaucoup d’argent et évidemment, les pauvres communes valaisannes de montagne de l’époque ne disposaient d’aucun moyen financier.

Résultat, elles ont signé des concessions avec les grands groupes industriels. En contrepartie de l’exploitation de leurs cours d’eau, ces entreprises leur reversaient une contribution qui ressemblait à un don du ciel. Au fil des décennies, les élus valaisans se sont rendu compte que, finalement, ce sont surtout les groupes industriels qui ont fait une bonne affaire. Tout aurait pu continuer comme cela, sauf que la plupart des concessions ont été signées pour une durée de 90 ans. A l’époque 90 ans ça semblait une éternité, mais voilà, la plupart d’entres elles vont arriver à leur terme dans les prochaines années ! Ce qui aiguise bien des appétits !

Beaucoup de conseils de commune se voient bien reprendre et exploiter le barrage et la centrale hydraulique à leur compte. L’opération n’est pas simple ! D’autres renouvellent les concessions mais en négociant plus âprement. Une négociation d’autant plus dure que le peuple suisse vient de voter la fin du nucléaire pour 2050. Il faut donc d’urgence poursuivre le développement des énergies douces.

L’or bleu pourrait bien se transformer en véritable or pour beaucoup de villages valaisans !

 

Rédigé par Jean-François Besson, Secrétaire général du GTE, et publié sur le Dauphiné Libéré#LaChroniqueDuFrontalier.

 

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