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Recherche travailleur frontalier désespérément

Lundi 18 Février 2019

Recherche travailleur frontalier désespérément

La Chronique du Frontalier. 

L'enquête menée par l'ORP de Neuchâtel auprès des entreprises du canton a de quoi donner le tournis à n'importe quel responsable. D'ici à 2025, un quart de la population active partira à la retraite.

Une statistique qui n'est pas propre au canton et qui peut s'appliquer à toute la Suisse. En 2016, pour la première fois, plus de travailleurs nationaux sont sortis du marché du travail qu'il en est rentré. Jusqu'en 2030, les baby-boomers (nés entre 1945 et 1964) partiront chaque année de plus en plus nombreux à la retraite. Or, le taux de natalité ayant chuté depuis, ils ne pourront pas tous être remplacés.

Une évolution qui commence à donner des sueurs froides aux responsables économiques helvètes et qui pourrait mettre en danger la compétitivité de nombreuses entreprises. Pour résoudre cette problématique, il existe trois solutions :

Faire appel à l'immigration, mais au vu du contexte politique actuel, cela semble difficile !

Retarder l'âge de départ à la retraite, soit en le repoussant, soit par des incitations à travailler plus longtemps. Des projets sont en cours, mais il n'est pas facile de maintenir à niveau une population qui vieillit et n'a pas toujours envie de continuer à se former ou à travailler.

Reste pour les cantons proches de la frontière à faire appel aux frontaliers. Mais là aussi, la situation se complique. Côté français, le marché du travail s'est beaucoup amélioré, surtout dans les départements frontaliers avec la Suisse. Par ailleurs, les conditions d'emploi en Suisse, même si elles demeurent attractives sur le salaire le sont beaucoup moins pour le reste. Trajet, heures de travail, rejet populiste rendent moins attractif un job en Suisse. Les agences d’intérim vous le diront, il devient de plus en plus difficile de trouver des profils qualifiés en France voisine. A tout cela, il faut ajouter des populations italiennes, portugaises ou espagnoles qui sont rentrées chez elles et dont les jeunes préfèrent le plus souvent rester au pays.

Nos voisins vont avoir un gros problème de recrutement, de « voleurs d'emploi » les travailleurs frontaliers pourraient bien devenir des « sauveurs d'emploi » !

 

Rédigé par Jean-François Besson, Secrétaire général du GTE, et publié sur le Dauphiné Libéré.
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