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La commune helvète n'a pas de maire

Lundi 16 Mars 2020

La commune helvète n'a pas de maire

La Chronique du Frontalier

Ce week-end, nos voisins genevois ont, eux aussi, voté pour les municipales. Et tout comme en France, l’élection peut nécessiter un deuxième tour. Les Genevois auront simplement un peu plus de temps pour réfléchir puisqu’il aura lieu le 5 avril prochain. Toutefois, il existe quelques différences entre nos systèmes.

Un système législatif différent 

Il faut savoir qu’un ressortissant suisse est avant tout un citoyen de sa commune d’origine à laquelle il reste attaché toute sa vie. En cas d’indigence par exemple, c’est sa commune d’origine qui devra le prendre en charge, même s’il n’y a jamais vécu. Autre aspect qui montre bien l’importance de la commune dans l’organisation suisse, un étranger qui souhaite obtenir la nationalité helvète devra le faire auprès de la commune de son lieu de résidence. Ce sont alors des citoyens de ladite commune qui l’auditionneront afin de vérifier que son degré d’intégration à la culture suisse lui permettant ainsi d’acquérir la nationalité.

Des communes intégrées au paysage local 

Il existe très exactement 2222 communes avec évidemment des tailles différentes. L’effectif du personnel de la commune de Zurich par exemple est plus important que le nombre d’habitants dans le plus petit des cantons, celui d’Appenzel. Si en France, l’intercommunalité devient de plus en plus la règle, il en va-tout autrement chez nos voisins. Il y a bien de temps en temps des communes qui fusionnent, mais cela reste assez exceptionnel.
La commune dispose de droits importants. C’est elle qui choisit son propre mode de fonctionnement, et détermine l’impôt local. Ce qui lui permet de financer les routes et les infrastructures locales. Le budget géré par les communes représente 30% des recettes et dépenses que l’on retrouve aux trois niveaux de la Confédération.

Enfin, il n’y a qu’à Genève où le premier magistrat de la ville s’appelle « le maire », ailleurs, il s’agit du syndic !

Rédigé par Jean-François Besson, Secrétaire général du GTE, et publié sur le Dauphiné Libéré.
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