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Trouver son job de rêve grâce à l’ikigaï !

Fermez les yeux et imaginez-vous vous lever tous les matins avec enthousiasme et énergie, prêt-e à aborder cette nouvelle journée avec entrain et impatience, encore une journée qui va filer sans que vous vous en rendiez compte et qui vous laissera ce soir un délicieux goût de satisfaction du travail accompli, d’avoir été efficace et utile, car oui ce matin comme tous les matins vous partez … travailler !

Impossible ! C’est trop beau pour être vrai ! Et pourtant, cette description correspond exactement au ressenti des personnes qui ont trouvé leur job de rêve, celui qui leur convient parfaitement et répond à toutes leurs attentes, et c’est également la définition même de l’ikigaï : notre raison d’être, celle qui nous donne l’envie de nous lever tous les matins.

Peu d’entre nous peuvent affirmer aujourd’hui avoir trouvé cet idéal, et le nombre de personnes qui envisage une reconversion professionnelle augmente chaque année de façon significative trahissant les signaux d’un mal-être au travail grandissant. Lorsqu’on en arrive au point d’avoir la boule au ventre le dimanche soir à l’idée de retourner travailler, lorsque l’on a perdu sa joie et son enthousiasme et que l’on traine sa mauvaise humeur à la maison, lorsqu’on se sent pris au piège d’un job qui ne nous convient pas et qui nous détruit à petit feu, pourquoi ne pas tenter l’impossible ?

 

Mais qu’est-ce que l’ikigaï au juste ?

Issu d’une philosophie de vie millénaire japonaise, le mot « ikigaï » aurait fait son apparition à l’ère Heian (794-1185). On le retrouve alors dans la littérature médiévale japonaise où il désigne un certain art de vivre.

  • « Iki » vient du verbe ikiru qui signifie vivre.
  • « Gaï » désigne le sens ou encore la valeur.

Selon Akihiro Hasegawa, psychologue clinicien et professeur agrégé de l’université Toyo Eiwa au Japon, c’est au début des années 70 que l’ikigaï a pris sa signification telle que nous la connaissons aujourd’hui et qu’il définit dans un article fondateur paru en 2003 comme une « démarche de lente introspection permettant à chacun de trouver un sens à sa vie ». Mais ce n’est qu’en 2014 qu’apparaît dans nos sociétés occidentales sa représentation sous la forme d’un diagramme de Venn : un entrelacement de 4 cercles au centre duquel se trouve l’ikigaï, à la croisée de quatre dimensions :

  • Ce que j’aime : quelles sont les tâches qui me procurent du plaisir ?
  • Ce pourquoi je suis doué-e : quels sont mes talents ?
  • Ce dont le monde a besoin : à qui/quoi suis-je utile ?
  • Ce qui me rémunère : en termes de salaire mais également de reconnaissance

Ce schéma n’a donc rien de traditionnel et est totalement inconnu des japonais sous cette forme mais il nous permet d’utiliser un concept philosophique sous un angle pratique pouvant être appliqué dans le cadre d’une méthode accessible à tous.

Ainsi, pour trouver son ikigaï, il faut comprendre ce qui nourrit et remplit ces quatre cercles. Et c’est cette vision juste et complète des quatre dimensions fondatrices qui permettra la prise de recul nécessaire à l’identification du point d’équilibre central. Parce que tout l’enjeu se situe ici : dans l’équilibre. L’ikigaï ne se définit pas par un mot ou par un métier mais par un équilibre entre tout ce qui nous est essentiel pour nous épanouir professionnellement.

 

Pourquoi l’ikigaï est un outil complet ?

Parce qu’il aborde à la fois une prise en compte globale de l’individu mais également de son environnement. Il offre un scan à 360° de tous les éléments fondamentaux à la définition d’un projet professionnel viable. Outil introspectif, il fait appel à la réflexion et permet une plongée au cœur de soi. Mais il est également un outil très pragmatique, et sa confrontation aux réalités du terrain lui confère la légitimité pour rendre le rêve réaliste. Ce point précisément est capital car un job de rêve doit paradoxalement être un job qui trouve sa place dans une réalité tangible, il doit être réaliste et réalisable et c’est exactement ce que propose l’ikigaï.

Par ailleurs, c’est aussi pour cette raison que l’ikigaï se trouve être un outil intéressant de soutien et de remobilisation pour les personnes en recherche d’emploi. La priorité de toute démarche de réinsertion professionnelle rapide et efficace est de demeurer au plus près de son employabilité immédiate, c’est-à-dire de postuler strictement au sein d’une sphère de métiers dont l’adéquation profil/poste est la plus forte. Or, plus cette sphère de métiers est vaste et imprécise et plus la motivation risque de s’émousser finissant par entrainer lassitude et découragement. Rechercher son ikigaï va alors consister à définir ses cibles de cœur, celles qui seront les plus susceptibles de mobiliser l’enthousiasme et l’énergie indispensables dans un parcours de recherche d’emploi au long court.

Enfin, au-delà de la définition de son projet professionnel de rêve, l’ikigaï est également un précieux allié pour développer sa motivation et réenchanter son travail, car c’est toute la question du sens au travail que l’on vient éclairer et l’on découvre bien souvent qu’il n’est pas nécessaire de quitter son emploi ou même de se reconvertir pour trouver son job de rêve ! En effet, travailler sur son ikigaï nous apporte un regard plus précis, plus objectif et plus juste sur les zones d’insatisfaction, il nous permet d’identifier les axes de progression mais également les sources de notre motivation profonde afin d’apprendre à la nourrir et la développer sur le long terme. L’ikigaï devient alors un outil puissant de motivation et d’engagement des équipes. C’est ce que l’on appelle le job-crafting.

Professionnellement parlant, l’année que nous venons de traverser a révélé une crise bien plus sourde que les crises sanitaires et économiques, celle du sens. Pour beaucoup, cet arrêt forcé des activités mais surtout cette perte de repères et de connexion avec les autres et avec soi-même a mis en lumière un épuisement invisible jusqu’alors, causé par un décalage de plus en plus grand entre son travail et ses aspirations, ce sentiment de ne pas être à sa place. Travailler sur son ikigaï, même superficiellement, permet de réajuster son positionnement professionnel et d’opérer des prises de consciences majeures impulsant alors soit un simple réalignement, soit une transformation radicale. C’est le risque à prendre pour tenter et obtenir l’impossible.

Vous souhaitez en savoir plus sur la manière d'utiliser l'Ikagaï ? Inscrivez-vous dès à présent au webinar animé par Céline Mercader Cools !

Article écrit par Céline Mercader Cool
Formatrice et coach

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