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Assurance maladie : le soutien du Maire d’Annemasse

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04/10/2013

En attendant les actions qui seront décidées ce soir lors de la Commission administrative du Groupement transfrontalier européen (Commission qui rassemble 70 bénévoles, tous frontaliers, actifs ou retraités), nous poursuivons nos efforts de sensibilisation : le Maire d’Annemasse, Christian Dupessey, vient de faire paraître un communiqué de presse demandant au Gouvernement de reporter la réforme de 3 à 4 ans.
Nous faisons tout pour que les régions Rhône-Alpes et Franche-Comté prennent aussi position en ce sens.

Communiqué de Christian Dupessey, Maire d’Annemasse :


« Le contact direct pris ce 1er octobre avec le conseiller social de monsieur le Président de la République, par Jean-Jack Queyranne, président de la Région et Christian Dupessey, Maire d'Annemasse et conseiller régional, permet de réaffirmer la position de principe qui a été défendue.
Il y a d'abord lieu de préciser que le dispositif du droit d'option, dont une loi élaborée, en 2006, par l'ancienne majorité a fixé la fin au 31 mai 2014, ne peut être poursuivi aujourd'hui en l'état.

Il est nécessaire de travailler sur une issue favorable aux travailleurs frontaliers dans le respect d'un principe d'équité et dans le souci de la meilleure prise en compte possible de leurs spécificités.

Une période de transition de 3 à 4 ans reste nécessaire pour permettre à ces travailleurs de préparer dans les meilleures conditions possibles leur intégration directe dans la Sécurité sociale française, sans passage par la CMU et selon un taux de cotisation adapté à leur spécificité.
Une attention particulière devra être apportée à la garantie de la poursuite des soins de longue durée dans leur pays d'emploi, dans les cas de maladies graves.

Dans le respect des accords européens et des conventions franco-suisses, au-delà des cas d'urgence déjà pris en compte, cette période transitoire devrait également permettre l'étude d'une véritable politique de soins transfrontaliers ouverts à toutes les populations dans des spécialités médicales définies, pour créer, à terme, un territoire de santé transfrontalier.

Ce positionnement permet d'affirmer de manière réaliste et concrète le soutien aux travailleurs frontaliers dans le respect de leurs intérêts et doit faire avancer ce dossier dans la garantie de la cohésion sociale de notre territoire. »